Le protocole est un enseignement, un métier et aussi un comportement. Le protocole est également un savoir. Après ma formation à l’École nationale d’administration (ENA) du Gabon, la première direction qui m’a coopté au ministère des Affaires étrangères était celle du protocole. Et j’y ai appris beaucoup de choses. Cela m’a permis de relever que le métier de protocole est un sacerdoce, et il faut vraiment l’aimer pour pouvoir l’exercer. En exerçant ce métier, j’ai découvert non seulement les qualités de ce service, mais également les difficultés qui l’accompagnent effectivement. Car, lorsque vous êtes au protocole, vous ne tenez plus compte du temps, de votre emploi du temps et quelquefois même de votre famille. Vous êtes tout simplement au service de l’État. Par exemple, lorsqu’une délégation arrive à trois heures du matin, quel que soit ce que vous avez à faire en famille, le protocole doit être à l’aéroport pour l’accueillir. Vous ne pensez alors plus à vous-même et à votre famille, mais uniquement au service et à la qualité du service à rendre. C’est un métier, une formation, et je dirai que c’est un comportement. Le protocole effectivement engage à faire des sacrifices. Et il faut vraiment l’aimer pour bien exercer ce formidable et fabuleux travail.