Entre la diplomatie politique et la diplomatie économique, le creuset qui est bien étroit
exige une forte corrélation en cette ère de la mondialisation.
Dans les relations internationales, les rapports entre les pays s’articulent d’abord et bien évidemment autour de la dimension politique. Ensuite, pour renforcer les liens et les intérêts entre les pays, la diplomatie économique vient comme un vecteur fondamental qui permet de développer un faisceau d’intérêts communs. La relation politique est ainsi consolidée par des projets de développement commun sur le plan économique. La diplomatie économique devient, en effet, un complément majeur de la relation politique. La relation économique est alors de plus en plus importante, car elle permet d’échanger des expériences, de développer les investissements, de renforcer les liens entre les individus de part et d’autre, et de développer des projets mutuellement profitables.
Depuis bon nombre d’années, le Maroc le fait si bien en vue de contribuer au développement de pays amis. Ce qui fait que la diplomatie économique rejaillit de façon encore plus positive sur la diplomatie politique. Donc, il existe une relation dialectique entre ces deux éléments de la diplomatie. Et bien d’autres aspects de la diplomatie, comme la diplomatie culturelle, la diplomatie sportive, etc. Mais, il faut bien comprendre que les deux principaux axes de la diplomatie moderne sont la diplomatie politique et la diplomatie économique, qui se nourrissent l’une de l’autre, pour renforcer de manière constante et permanente la relation entre les pays.
Pourquoi faire de la diplomatie économique ? Un pays comme la Côte d’Ivoire, qui renaît après une dizaine d’années de crises et de difficultés politico-économiques, a tout intérêt, aujourd’hui, à multiplier ses partenaires et à avoir des interlocuteurs d’affaires solides et sérieux, comme ceux du Royaume du Maroc. Ce qui lui donne l’avantage de développer des projets communs, des axes de coopération économique, des échanges et aussi des investissements qui permettent de créer des emplois, de développer des produits innovants, de valoriser les matières premières locales et également d’apporter des produits de substitution, de faire des transferts de compétences et de savoir-faire au profit d’une jeunesse qui a besoin, bien évidemment, de travail, et de générer de la valeur ajoutée réelle au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays.
Au cours de ces dernières années, le fort taux de croissance enregistré par la Côte d’Ivoire n’est pas le fruit du hasard. Il provient également du développement de partenariats avec de nombreux pays à travers le monde, dont le Maroc, qui peut se prévaloir d’être parmi les premiers investisseurs et les premiers pays ayant répondu à l’appel du président de la République, SEM Alassane Ouattara, pour le redéploiement, le redéveloppement des compétences et des potentialités de la Côte d’Ivoire.
S’inspirer alors du modèle marocain.
Depuis son accession au trône royal en 1999, Sa Majesté le Roi Mohamed VI, Que Dieu L’assiste, a donné une nouvelle impulsion au développement du Maroc. Ce qui a permis au Royaume chérifien d’enregistrer de très belles performances, depuis 22 ans maintenant, qui ont totalement métamorphosé le pays, grâce à de vastes projets structurants. Ce sont en l’occurrence le TGV (Train à grande vitesse), les nouveaux barrages hydroélectriques, les milliers de kilomètres d’autoroutes, les infrastructures de premier plan, le développement du port autonome de Tanger Med, aujourd’hui logé parmi les dix ports les plus importants du monde, etc. Et depuis des années, ce port joue un rôle très important dans les échanges internationaux entre le Maroc et l’extérieur. Le pays a également mis l’accent sur le développement des énergies solaires et aujourd’hui des éoliennes auxquelles il faut ajouter les acquis de compétences majeures en matière d’électrification rurale, le développement de produits alternatifs et classiques, etc. En un mot, tout le Maroc est en chantier depuis plus de vingt ans.
Pour en arriver là, le Maroc n’est pas resté en vase clos ; il s’est bien évidemment ouvert au reste du monde. Ce qui lui a valu de bénéficier d’apports considérables d’investisseurs étrangers venant de l’Europe, de l’Asie et des États-Unis d’Amérique. Des investisseurs qui ont injecté des ressources financières colossales dans l’économie marocaine. Ce sont des milliards de dollars US qui affluent chaque année dans le pays, venant notamment de la Chine, du Japon, de la France, des États-Unis. Et la diplomatie économique marocaine a joué et continue de jouer un rôle prépondérant et très stratégique pour toujours attirer des investisseurs de premier rang vers le pays.
À partir des expériences acquises, les entreprises marocaines sont, elles aussi, devenues très performantes dans plusieurs domaines d’activités. Citons la production d’engrais dans laquelle le pays a développé un champion national, voire international. Aujourd’hui, l’Office chérifien des phosphates a beaucoup investi à travers le continent pour développer des usines et permettre aussi le développement d’une agriculture performante qui sera capable de nourrir un milliard et demi d’Africains sur le continent d’ici à 2030. La diplomatie économique est un véritable catalyseur.
À son tour, le Maroc a choisi d’investir dans des pays stratégiques comme la Côte d’Ivoire. Et en l’espace de quelques années, de nombreuses usines ont été inaugurées et des projets sont exécutés pour apporter de la valeur ajoutée réelle telle que voulue et pensée par Sa Majesté le Roi du Maroc. D’ailleurs, la diplomatie économique marocaine prime sur sa diplomatie politique en Côte d’Ivoire. Ce qui montre bien l’excellence des relations diplomatiques, économiques et commerciales entre les deux pays et les deux chefs d’État, Sa Majesté le Roi Mohamed VI et SEM Alassane Ouattara.